BASSUSENIA

LA MAISON :

Maison de famille de deux étages donnant sur la place de l’église, à proximité de commerces (boulangerie, restaurants, boucherie/charcuterie, coiffeurs, bar+débit tabac/ journaux, supermarché à 4km ).

capacité : 10-12 personnes

Rez-de-chaussée :

–          petit salon et grand salon

–          salon avec TV (36cm)

–          salle à manger

–          cuisine (lave-linge et lave-vaisselle) donnant sur cour intérieure (table et meubles de jardin)

–          salle d’eau avec douche et WC

–          chambre avec 2 lits (90×2)

 

1er étage :

–          1 chambre avec grand lit (140) + petit lit + lavabo + bidet

–          1 chambre avec grand lit (140)

–          1 chambre avec  2 petits lits (90)

–          1 chambre avec 2 lits (1×90 et 1×100) + lavabo + bidet

–          1 chambre avec grand lit (140) + lavabo +bidet

–          1 salle de bain avec baignoire + WC + lavabo

–          1 WC indépendant

2ème étage :

2 chambre à grand lit

1 chambre à 2 petits lits

1 cuisine

1 salle d’eau

1 wc

2

Est fourni:

–          linge de cuisine (torchons, nappes et serviettes de tables)

 

N’est pas fourni:

–          draps et serviettes

 

Prix de la location:    à la semaine  + électricité, eau, téléphone, nous consulter

 

Pour toute information, merci de contacter :

Monsieur Michel LE BLAY

5, rue Faget de Baure, 64000 Pau

Tèl : 05-59-27-30-16 ou 06-09-74-77-33

Histoire – Sites touristiques

Village de 913 habitants, en Basse-Navarre, à l’Est de St Jean Pied de Port (4 km environ).

SAINT JEAN LE VIEUX est situé dans une vallée, le long de la rivière Laurhibar, entouré au Sud par les montagnes de Garazi et à l’Ouest par celles de l’Arradoy. Au pied des ports (cols) de Cize, franchissables en toutes saisons, sa position a toujours été stratégique et justifie les nombreuses routes historiques.

D’abord protohistoriques, les voies de passage sont encore aujourd’hui ponctuées de dolmens (Mendive) et de cromlechs le long des chemins de randonnée.

Dès le 1er siècle avant J-C, le vieux bourg BURGOCHARRE a vu s’installer la plus importante garnison romaine de la région.

A la fin du IIIème siècle, les invasions barbares (Francs et Alamans) poussent les populations locales à se réfugier dans le camp. Après un regain d’activité au IVème siècle, les Wisigoths et les Vandales arrivent dans les Pyrénées au Vème siècle. Ils sont refoulés vers Pampelune par les Francs et les populations locales lors de la bataille de Vouilles en 541.
C’est ainsi que naît le Duché de Vasconie, sous la domination des Francs. Au VIIIième siècle, Charlemagne souhaite unifier le territoire franc pour en faire le Royaume de France. Aidé des Maures qui remontent alors les Pyrénées, les Basques battent Charlemagne à Roncevaux en 778.

Du IXème au XIIème siècle, le Moyen Age est une période de prospérité qui suit la victoire de Roncevaux. Un système féodal est en place qui aboutit à la formation de fiefs et à l’apparition de titres de noblesse.
Les chapelles St Blaise et les hospices (la Recluse) se développent au passage des pélerins de St Jacques. A l’époque le village s’appelle SAINT JEAN D URRUTIA et le centre est plus au Sud, sur l’autre rive du Laurhibar. Les pélerins sont maltraités et rançonnés, ce qui pousse Richard Coeur de Lion à intervenir contre les seigneurs locaux. Il détruit alors le Kaskomendi, ancêtre de l’actuel Château Salha.

A la fin du XIIème siècle, la Basse NAVARRE est rattachée au Royaume de NAVARRE. C’est alors que le roi décide de la construction d’une nouvelle cité DONIBANE GARAZI ( St JEAN PIED de PORT) et que SAINT JEAN de CIZE devient au XIIIème siècle DONAZAHARRE, ST JEAN le VIEUX.

Au XVIème siècle, la NAVARRE est unie à l’Espagne (Ferdinand le Catholique) et St JEAN le VIEUX est en proie aux guerres de religion. SAINT JEAN D’URRUTIA est détruite.
Au XVIIème siècle, c’est la France qui prend la Basse-NAVARRE sous sa domination.
Au XVIIIème siècle, la révolution amène la terreur : guerres napoléoniennes, passage sous domination anglaise, construction de la redoute fortifiée Belle Esponda.

Le Camp Romain ou Castrum :
Il est construit à la fin de la conquête d’Aquitaine et le bourg devient IMUS PYRENAEUS, le “bas des Pyrénées”. Il est un point stratégique sur la voie romaine transpyrénéenne de Bordeaux à Astorga en Espagne, aussi bien sur le plan militaire que sur le plan économique avec les mines de fer, de cuivre et d’argent de la Vallées des Aldudes (BAIGORRY et BANCA).

Musée Archéologique :
Exposition des collections découvertes sur le site et synthèse de la romanisation du secteur.
La motte féodale Kaskohandi : Peu visible, elle domine le site romain.

La seigneurie à St JEAN le VIEUX :
C’st sans doute à la suite d’une participation à la victoire de Roncevaux en 778 que tant de bas-navarrais durent être faits infançons par les rois de Navarre.
La liste des maisons mentionnées en 1366, selon les archives de rois de Navarre à Pampelune, cite de nombreux lieux qui existent encore plus de 600 ans après.

Le Château d’ IRUMBERRY, 1189 :
C’est le plus ancien : il se dresse en avant sur son rocher.
Le plus ancien des IRUMBERRY pris part à la huitième croisade en 1270 avec St Louis.
Son descendant Charles Michel remporta la victoire de Châteaugay contre les américains en 1813, victoire décisive pour l’indépendance du CANADA.

Le Château d’HARRIETA, XII et XIXème :
Edifié au XIIème, il était la propriété de Othsoa de Ferriette. Au XVII, c’est le berceau de la famille de Harrieta, des exploitants de sel. C’est dans ce château que se réunissaient les délégués du Pays de Cize, lors de la tenue des Juntes.

Le Château SALHA, 1368 :
Au coeur du village, il est certainement le successeur de l’antique “Salles des Seigneurs” ou “Donapetri”, détruite au XIIème siècle par Richard Coeur de Lion.
Le conseiller général, député et syndic Louis Etcheverry le restaure au XIXème siècle. Il est célèbre pour avoir créé le journal “Escualduna” en 1887.
Aujourd’hui, le château accueille des colonies de vacances.

Le quartier d’Aphat Ospital subsiste encore mais on ne compte guère que quelques maisons alors qu’il formait autrefois une véritable agglomération. une route la liait à Cabalce par la Croix de Ganelon.
La Chapelle St BLAISE ou d’APHAT OSPITAL de 1194 :
Elle appartenait à l’ordre de St Jean de Jérusalem : portail ogival à triple voussure, oculus à six lobes, enfeu vide à l’intérieur, à gauche de la porte.
La chapelle réglait les destinées de Bustince (naissances, mariages, décès. Son déclin date de la révolution de 1789.
Aujourd’hui, elle est rachetée par un particulier.
La chapelle St JEAN BAPTISTE d’URRUTIA ou Eliza zaharra :
Ce sanctuaire est sans doute le plus ancien de la ville. Son état ruineux est dû aux guerres de religion et à la révolution de 1789.
Le portail presque intact est constitué d’une ogive inscrite dans un arc en double voussure. Construit en grès d’Arradoy, ouvert, il laisse apparaître 2 étages dans la chapelle.
La croix Navarraise :
En face de St Pierre d’Usakoa, sur la place se trouve une croix navarraise plantée sur 3 gradins. Les pélerins venaient ici prier et se reposer avant de reprendre un long et périlleux voyage vers St Jacques de Compostelle. Le fût de la colonne supporte la croix dont les bras sont plus larges que le tronc. Sur une face, un Christ crucifié est sculpté, sur l’autre, c’est une vierge à l’enfant. Deux figures soutiennent les angles des bras et du tronc : leur visage est enveloppé de feuilles d’acanthe, de style renaissance.
Cette croix est un refuge protégé par toutes les autorités civiles ou ecclésiastiques contre toutes les attaques.
L’église paroissiale St PIERRE d’USAKOA :
Construite sous l’égide de St Pierre-ès-liens, elle date du XIIème siècle. Détruite par Richard Coeur de Lion vers 1170, remaniée au XVIIème siècle par VISCAYE. Construite en pierre et recouverte de chaux, elle est typique des églises basques.
St MADELEINE de BEIDEGER ou “La RECLUSE” :
Un peu à l’écart du village, cette église appartenait autrefois à la cure d’Ispoure. Quelques demeures, un fronton et une bel exemple de “croix navarraise” s’y rattachent.
Ce site a gardé un charme exceptionnel très évocateur du pèlerinage. Le cadre est complet : le pont, la place, la croix servant de point de rassemblement !
La maison PRIORENIA ou la maison du Prieur :
Face à cette église, cette belle maison navarraise, carré et sobre a dû succéder aux anciens bâtiments de l’hôpital pour malades qui venaient se mettre sous la protection de Ste Madeleine. A l’origine, ce fut peut-être une maladrerie pour tous les errants voyageurs ou pèlerins atteints de maladies contagieuses comme la lèpre, la gale…
La maison du Prieur servit de refuge à un malheureux traqué par le Tribunal pendant la révolution de 1789. Il y peint des fresques et l’on croit reconnaître les figures de certains chefs révolutionnaires.
La Commanderie d’ASSORITZ et sa chapelle Ste FOY de CABALCE 1300 :
Cette maison hospitalière, prieuré-hôpital, était consacrée à Ste Foy de Conques, patronne particulière des croisés français en Espagne (Ordre de Malte). La, durent faire halte en particulier les Normands partis en 1013 avec Roger de Tosny, sire de Castillon.
Thurod le Normand, à qui l’on doit probablement la geste de Roland ou “CHANSON de ROLAND” dut s’arrêter à cette étape où les souvenirs de la bataille étaient restaient toujours vivants et enjolivés par les récits que ramenaient les combattants français de la Reconquista (VIII-XVème)
Aujourd’hui, seul demeure le nom d’Assoritz, attaché à une maison paysanne qui a subsisté sur le site, près du pont de la route de Jaxu.
La Croix de GANELON (époque carolingienne) :
Ce serait le lieu où CHARLEMAGNE fit pendre le traître GANELON après la bataille de Roncevaux (778) où son arrière garde fut décimée par les Vascons.
La légende veut que ROLAND, neveu chéri de CHARLEMAGNE, ait été trahi par GANELON.
Pour venger cette mort, CHARLEMAGNE fait dresser un pilier pour pendre le félon.
La colonne monolithe en grès rouge sise sur les deux marches en même pierre est surmontée d’une croix de fer connue sous le nom de GANELON.
Située dans l’axe de la route venant de Lacarre, entre St JEAN le VIEUX et Aphat, sur la crête, ceux qui étaient suspendus à ce gibet ne pouvaient se soustraire à la vue des passants d’où le caractère d’exemple résultant de cette vision.
La Redoute de BELLE ESPONDA :
C’est la mieux conservée et la plus remarquables des redoutes de la Révolution et du Ier Empire qui entouraient la place de St Jean Pied de Port.

BELLE ESPONDA ocupe l’angle Nord-Est de la croupe qui s’élève immédiatement au sud du ruisseau Laurhibar et de la Route Dép. reliant St JEAN le VIEUX à St Jean Pied de Port, à 500 m au Sud-Est du Camp Romain. C’est un bel ouvrage étoilé dont le parapet domine le fossé. Au milieu de la face Sud, on distingue une gorge signalant l’entrée arrière de l’ouvrage. Les sommets des angles du parapet et ceux du contour extérieur du fossé, joints deux à deux, dessinent respectivement deux pentagones assez réguliers. A l’intérieur de l’ouvrage, on distingue les emplacements des barbettes (pièces d’artilleries) dans les angles.
Cette redoute existait au moment des guerres de l’Empire mais il est possible qu’elle ait été édifiée lors de la guerre franco-espagnole de 1793-1795. Il ne semble pas qu’on y ait combattu.

 

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